L'amour d'une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin’ (Agatha Christie)

 

 

Mon fils ne comprenait pas ce qui lui arrivait. Il me disait : « Je ne bois pas, je ne me drogue pas, je ne fais ni d’excès et ni de mal à personne. Pourquoi, cela m’arrive et que ça tombe encore sur toi, qui a traversé déjà tout ce chemin ? »

Avec mon hypersensibilité sensorielle émotionnelle, je ressentais mes émotions mais aussi, celles des autres personnes. Pour donner une 'image' à mes sens hypersensibles et à mon ressenti, c'est comme si, j'étais à l’intérieur de l'autre vie, en captant ses propres sens et ses émotions.

Alors, que s’était-il passé dans la vie de mon fils pour recevoir ce coup de massue sur sa vie et qu’avais-je à comprendre de ce nouveau sentier sur mon chemin ?

Ensemble, nous avions refait son chemin de vie en sens inverse afin d’en ressortir tous les évènements importants qui l’avaient marqué.

 

Le début de ce retour commençait par un accident de la route.

Mon fils était sorti en voiture avec des amis. Ils se suivaient à deux voitures quand celle devant lui quitta la route. Il avait porté secours à ses amis paniqués de peurs et de douleurs car ils ne pouvaient plus bouger. Il avait appelé les secours immédiatement et dans leurs attentes, faire le nécessaire pour la sécurité. Il devait également, s’occuper de sa copine qui était traumatisée et rassurer plusieurs personnes par sa seule présence.

Les minutes d’attente de l’arrivée des secours étaient une éternité pour lui et ses amis, qu’il avait accompagné ensuite jusqu’à l’hôpital.

 

Un mois avant, mon fils se trouvait à St Malo. Il passait ses études pour apprendre sa passion, le métier de technicien moto. Le midi, il déjeunait dehors en profitant du soleil. Un jour de la semaine, il m’appela, affolé par ce qui lui venait d’arriver.

Alors qu’il déjeunait tranquillement, un jeune adolescent d’origine étrangère l’avait menacé à l’arme blanche en réclamant de l’argent et de la drogue. Mon fils n’avait ni l’un, ni l’autre et il proposa tout ce qu’il avait pour apaiser son agresseur afin de lui laisser la vie sauve.

Après m’avoir raconté les faits, il m’avait dit : « j’ai cru à ma dernière seconde de vie ».

Le jeune agresseur avait été arrêté par la suite car plusieurs personnes s'étaient plaintes en croisant son chemin.

 

Son adolescence était marquée par la maladie de sa grand-mère. Il avait passé toutes ses vacances chez elle et l’aidait dans ses travaux extérieurs. Elle était sa deuxième maman qui lui apprenait la vie et son histoire. Et lui était, son petit-fils, une présence qui coupait sa solitude dans sa maison par une jeunesse motivante.

Elle avait été marquée aussi, par le décès de mon frère qui était son parrain.

L'adolescence était le relationnel avec d'autres adolescents et le mal-être de certains jeunes violents qui n’avaient pas appris le respect, ni la convivialité du sport dont l'un l'avait blesser gravement sans lui porter secours. Cette agression s'était passée dans les vestiaires et donc, hors de la responsabilité de l'association.

Après un match, les jeunes sont défoulés et pourtant, certains gardent une violence intérieure, un mal-être qui ne peut pas être expulsé par le sport.

 

Son enfance avait les empreintes des coups ; celui des auto-tamponneuses, des joies des concours de billes, des chutes à vélo, des chutes dans les escaliers.

Celui des punitions, par des rabaissements moraux, des coups de pieds dans le sacrum qui faisaient souffrir sa colonne vertébrale et qu’un enfant n’a pas le droit de recevoir, au risque de perturber la bonne évolution de sa structure.

 

Sa petite enfance avait été marqué par une opération. A sept ans, il avait été opéré des amygdales. Cette intervention lui avait fait perdre la confiance aux adultes, qui lui disaient ; tu ne sentiras rien et tu recevras une glace après l’opération. Avant l’intervention, il avait été endormi avec un masque pendant laquelle, il n’avait rien senti. Je me tenais seule derrière la porte quand je l’entendis hurler dans cette pièce, sans savoir ce qu’il se passait. J'allais pousser la porte de toute mes forces pour protéger mon enfant quand une infirmière arriva pour m’expliquer, que l’anesthésie avec le masque diminuait rapidement. Mais, trop rapidement car mon fils avait ressenti une douleur brutale à la gorge et en voyant le sang près de sa tête, il pensait qu’il allait avoir la gorge coupée. Il n’avait plus parlé pendant plusieurs jours et s’était renfermé dans une bulle silencieuse.

 

Sa naissance avait été longue avec un doute sur sa survie car la poche avait été percé et il était resté six heures, dans une poche sans eaux avant de naître. J’avais ressenti l’appréhension de la sage-femme qui avait eu le courage de poursuivre ses heures de travail, jusqu’à ce qu’elle soit sûr que tout allait bien pour le bébé et la maman.

Ce qu’elle ne savait pas, c’était l’hypersensibilité sensorielle émotionnelle d’un adulte.

Dans le cas de l’accouchement de mon fils, mon corps était figé. Il s’était mis en protection et tous mes muscles étaient tendus. Malgré une péridurale avec plusieurs injections qui soulageait mes contractions aux niveaux des reins, mon corps ne se détendait pas et empêchait la venue du bébé au monde.

 

 

 

 

Après ce retour, sur le parcours des dix-neuf années à mon fils, j’avais un large panel de choix pour déterminer le facteur émotionnel ou le choc physique.

Il est évident, que la médecine ne peut pas connaitre l’être humain qui porte la maladie avec ses vécus et ses aléas. Mais nous pourrions l’aider avec notre mémoire ou le carnet de naissance sur lequel conterait, d’autres mémoires que les passages chez le médecin.

J’avais demandé à mon fils, l’évènement qui l’avait le plus marqué sur son chemin et il m’avait répondu, le dernier car il voyait ses amis souffrir et qu’il aurait voulu faire beaucoup plus pour les aider.

Dans mon résonnement, je reprenais l’avis de mon fils où son mental devait être concentré sur la situation à gérer mais aussi, l’agression où sa vie était en danger, en y voyant la dernière seconde à vivre et ces deux facteurs étaient les plus récents avant les premiers symptômes de la maladie.

 

Pour plus d’informations, je devais apprendre un peu plus sur le cerveau. Comment était-il constitué, à côté de quoi se trouvait la grosseur et les fonctions du cerveau qui se trouvaient autour.

En visualisant l’imagerie médicale, je savais où était placée la grosseur. Ensuite, je devais chercher à côté de quelles fonctions elle se trouvait et quels étaient leurs rôles.

J’avais paginé beaucoup de livres et surfé des heures et des nuits sur le web, pour m’apercevoir de la complexité de ce disque dur.

Après toutes ces informations sur le cerveau, j’avais fait une pause au mien. Je n’avais plus envie de parler, je ne regardais plus les gens de la même façon et je me disais :

S’il y avait une image à regarder et à juger, c’était celle des fonctions du cerveau humain, pour s’apercevoir des limites de cette tour de contrôle et que même les égocentriques et les manipulateurs, se faisaient autant de mal dans leurs mal-être, qu’à leurs victimes.

Avec ma mémoire, j’avais relié le facteur émotionnel de l’infarctus de mon père, du cancer de ma mère et ceux avant la maladie d’Alzheimer ainsi que les émotions qui avaient suivi le cancer de mon frère.

Le facteur émotionnel est comme la maladie, unique à chaque être humain. Il n'est pas une faiblesse mais une partie du cerveau humain et la maladie, ce sont ses larmes que l'on n'a pas entendu pleurer.

 

Dans mon profilage, la grosseur était placée dans le cerveau des émotions et appuyait sur l’arbre de vie.

L’homme est semblable à la nature. Comme les arbres, il a un tronc et des branches avec des feuilles. Lors des climats violents, les feuilles et les branches tombent où bouchent le tronc de l’arbre qui ne peut plus respirer, plus vivre et c’est la fin de sa vie.

Je m’étais donc orientée vers le climat qui avait violenté les émotions de mon fils, l’agression où il a vu sa dernière seconde de vie.

Je lui avais demandé s’il pouvait en reparler et me donner tous les détails qu’il se souvenait de cette agression, en prenant son temps et en étant près de lui.

Ce jour-là, il était assis dans sa voiture avec sa porte ouverte quand l’agresseur l’avait menacé sur son côté gauche, en pointant l'arme sous sa gorge. Le choc émotionnel de cet évènement avait laissé une trace de peur pour sa vie car la grosseur était, sur son côté gauche.

Après avoir rassemblé ces éléments, ma déduction du facteur émotionnel était le choc de l’agression.

Le corps garde toujours en mémoire ce que le mental fini par oublier.

Je devais poursuivre mon ‘enquête’ en cherchant la source du déclencheur afin de les relier à une même mémoire.

Un collègue de travail me demandait des nouvelles de mon fils, en me disant : c’est une vrai épée Damoclès que ton fils a au-dessus de sa tête. Ma mémoire avait gardé cette phrase et mon cerveau avait travaillé à la façon de construire un puzzle ou de faire une requête sur un moteur de recherche avec des mots. Ce mot était des objets coupants.

Je retournais donc consulter le panel de choix de la vie de mon fils pour y retrouver un objet similaire et l’objet en question, était celui qui lui avait causé un choc émotionnel au réveil de son intervention des amygdales où il croyait que quelqu’un allait lui couper la gorge. Écouter ses mots, n'était pas une perte de temps pour entendre les maux.

L’Amygdale étant aussi un noyau dans le système limbique, le cerveau des émotions, dont le rôle est de capter tout danger potentiel pour l’organisme et pour sa survie.

Après avoir relié les mémoires émotionnelles qui lui avaient causés un choc, je devais mettre en place mon protocole, celui du cœur et des émotions.

J’avais demandé à mon fils, son avis et sa permission sur ce protocole. Il acceptait de travailler sur ses émotions en me disant, qu’il n’avait plus rien à perdre.

Le corps est un être vivant et pour donner des produits sains à son organisme, j’étais allée dans les magasins bio où je trouvais mes premiers livres sur la santé naturelle donc en lien avec ma recherche.

Mon protocole émotionnel commençait par l’homéopathie et la phytothérapie pour apaiser les émotions violentes, récentes et lointaines ainsi que la peur de la maladie et de la mort.

Nous avions partagé sur ces deux mémoires émotionnelles, jusqu’à la prise de conscience de la peur qu’elles avaient enracinée.

Mon fils se demandait comment allait-il faire, comment allait se passer la mort dans son corps et il pensait à ses copains et ses vingt ans qu'il ne verrait pas.

J’avais saisi sa pensée pour l’encourager à préparer son anniversaire en mettant 'de côté' la maladie. La préparation occupait son esprit dans de bonnes émotions et de regarder la vie, plus loin.

Je devais penser aux aliments sains pour renforcer ses défenses immunitaires. Je connaissais les effets de la chimiothérapie et j’allais vers une autre recherche ; les produits alimentaires pour ‘booster’ les bonnes cellules de l’organisme et favorables contre la maladie.

 

Le sentier des citations et des émotions

"Si tu veux connaître quelqu'un, n'écoute pas ce qu'il dit mais regarde ce qu'il fait" (Dalaï-Lama)

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