L'amour d'une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin’ (Agatha Christie)

 

 

La chimiothérapie est un traitement dans le protocole de la médecine. C’était une étape que l’on avait anticipé avec les compléments alimentaires et les aliments mais sans savoir comment allait réagir son organisme à ce traitement.

Mon fils avait une chimiothérapie par voie orale et comme lui, la médecine n’avait plus rien à perdre alors la dose était à la hauteur d’une vie que l’on croyait perdue.

La première semaine de la première dose, il avait vomi une fois. Ce qui était normal car son organisme réagissait en refusant le contraire d’une alimentation qui devait le nourrir. Il avait continué les compléments qui soutenaient ses défenses immunitaires, renforçaient les bonnes cellules et c’était les seuls vomissements qui s’étaient produits pendant les six mois du traitement.

La grosseur appuyait sur les directives de son corps et le paralysait d’un côté. Il n’arrivait plus à tenir une tasse dans sa main, il n’arrivait plus à s’habiller, il n’arrivait plus à se tourner dans son lit, il n’arrivait plus à se mettre sous la douche et j’étais devenu son bras, sa jambe, sa force, une partie de son cerveau, tout son côté par substitution dans tous ses quotidiens.

Il était redevenu mon bébé fragile, sans force, avec un regard de tristesse, de fatigue mais toujours d’amour.  

Parfois, il perdait le sens de l’orientation lorsqu’il se levait la nuit pour ses besoins et mon instinct de mère se réveillait, en le retrouvant à l’extérieur du logement.

Il perdait la mémoire et les petits papiers se collaient un peu partout dans la maison.

Lors d’une consultation, le médecin m’avait demandé comment se passait le quotidien et il m’avait demandé si j’avais de l’aide.

Non, il n’y a pas d’aide pour un jeune majeur qui a le cancer, ni pour un parent qui l’accompagne et qui doit tout gérer, assumer et surtout aider son enfant, le soutenir physiquement et moralement chaque jour.

Dans ce moment-là, on se demande à quoi servent nos cotisations car même le malade jusqu’à sa mort, doit cotiser. Je voyais plusieurs mois de mon salaire dans une semaine de gélules, ce qui adoucissait ma rancœur contre une société qui aide à proliférer les abus, en pensant que j’avais cotisé toutes mes années pour mon fils afin qu’il reçoive des traitements avec des effets très lourds sur son organisme.

J’avais lu dans un journal, un don de plusieurs collègues de travail pour l’un deux car son enfant était malade. Je m’étais demandé pourquoi, je ne recevais pas de soutien humain ou d’organisme, qui m’aurait bien aidé pour faire une pause face à mes longues journées et nuits.

J’étais allée sur le site d’une grande association contre le cancer pour essayer de trouver quelque chose qui m’aiderai et aiderai mon fils mais il fallait être abonné. J’avais téléphoné mais personne ne répondait.

Je me retrouvais face au silence alors que j’avais besoin d’aide.

Fallait-il quémander l’aide dans cette épreuve où je n’avais pas une minute pour moi ? Je disais à mon fils que peut-être, les gens ne savent pas et qu’il faut aller vers eux. Mais, tout fini par se savoir dans une petite ville ou dans une entreprise ou dans une famille.

Etait-ce le diagnostic du cancer et de la mort qui fermaient le cœur des individus ou était-ce la position hiérarchique ou le niveau sociale et familiale ?

C’était la première fois que je me retrouvais face à la conscience humaine, à celle qui avait un savoir sur le jugement d’une femme, d’une mère, en la rabaissant, la définissant d’incapable ou de cas social et à la conscience de celle qui prônait une intelligence intellectuelle.

Mon fils me disait : « c’est dans la maladie et à la loterie que l’on reconnait ses vrais amis. »

La maladie est imaginée et racontée différemment selon l’individu qui ne la vie ou ne l’accompagne pas car il ne peut pas savoir, ni connaitre la maladie au quotidien jours et nuits.

Ce que les individus de mon entourage ne voyaient pas, c’était mon fils vivre cette épreuve. Ils ne le voyaient pas souffrir, ni l’entendaient dire : « c’est facile de passer de l’autre côté quand on souffre ».

Le cancer ne se voit pas, il ne se diagnostique pas par n’importe quel individu, il ne se parle pas comme on parle de la pluie et du beau temps, il ne se commente pas entre deux portes et en regardant de loin ses victimes, il se vie au quotidien dans des mois qui paressent une éternité.

En entendant ce silence de mort autour de moi, je regardais mon fils tenir chaque jour à la vie et toutes mes émotions sortaient du placard ; le chagrin, la colère, le dégout et la peur.

J’étais très fatiguée et je me disais, à quoi bon rester vivre au milieu de ces âmes sans cœurs, je partirais avec mon fils, là, où l’amour passe devant l’égo, l’argent, le pouvoir et la médiocrité de l’esprit humain.

 

Afin de me libérer de mes émotions sans que mon fils ne voie mes larmes, je partais courir des kilomètres. Courir me libérait de toutes mes émotions, me redonnait de l’énergie en priant le ciel et qui m’avait fait prendre la décision de m’enfermer dans mon propre silence et mon être intérieur.

J’avais l’impression de changer de monde.

Je lisais un livre sur des prières, c’était les prières de l’Abbé Julio qui ne quittaient pas mon chevet. Je demandais au ciel de me faire rencontrer les bonnes personnes pour m’aider et à la Vierge Marie, protectrice des enfants, de protéger mon fils. Car si les âmes terrestres ne pouvaient pas m’aider et baissaient les yeux et les bras, je me disais que peut-être, les âmes célestes pouvaient me guider. En tout cas, c’était ma dernière pensée pour sauver mon fils contre ce crabe.

Je continuais à visiter les salons de bien être où les exposants commençaient à me connaitre et prenaient des nouvelles de mon fils. Dans ces endroits, je recevais de la compassion, de l’encouragement, des conseils positifs, des petits riens qui font du bien au cœur, sans artifices et sans aprioris. Lorsqu’ils me parlaient, ils n’avaient pas les yeux baissés ou sur mon épaule, ils me regardaient avec empathie comme si j’étais un être humain normal.

J’y avais découvert les bienfaits des lampes en cristal de sel. Les lampes en cristal de sel sont en sel gemme, qui est un sel de mer datant de temps géologiques anciens, l’ère secondaire. Elles produisent des ions négatifs bénéfiques à la santé humaine et leurs couleurs orange donne une impression de chaleur et de bien-être, comme un petit feu de cheminée. Elles ont des capacités en tant que dépolluant électromagnétique, atmosphérique et beaucoup de vertus dont celles d’apaiser le stress émotionnel et d’améliorer le sommeil. Depuis, plusieurs lampes en cristal de sel ont poussé dans toutes les pièces de ma maison, à mon bureau et sur ma table de chevet.

J’avais rencontré la lithothérapie que je connaissais par les vertus de l’ambre qui est une résine fossile et un cristal, l’améthyste. Ils apportent, entre autres, des bienfaits sur le mental et le stress émotionnel.  

Un endroit m’avait attiré dans un salon, c’était un endroit sombre mais toutes les couleurs de l’arc en ciel l’illuminaient de lumière et vers lequel, je m’étais rapprochée. La personne proposait des soins avec des couleurs et il est vrai que les couleurs apportent des bienfaits sur l’organisme et le bien-être. J’étais curieuse de connaitre un peu son chemin et elle m’avait parlé du Reiki. Elle formait les personnes qui souhaitaient le pratiquer car elle avait appris cette méthode ancestrale pour aider son fils dans la maladie. C’était l’un des petits signes que j’allais rencontrer et entendre, pour aider mon fils.

 

Le Reiki est une méthode ancestrale qui fut redécouverte et renommée par Mikao Usui, un moine chrétien japonais. C’est l’histoire du Dr. Usui face à l’un de ses étudiants qui lui posa une question en le mettant dans un défi. L’étudiant demanda au Dr. Usui s’il croyait que Jésus guérissait. Le Dr. Usui lui répondit que oui mais sans pouvoir faire une démonstration à son étudiant. Celui-ci poursuivit en demandant une preuve et lui dit : « est-ce la foi aveugle qui vous fait vivre dans des certitudes ? ».

Le Dr. Usui démissionna de son poste et traversa des océans pour apprendre et comprendre comment guérir les malades par l’imposition des mains.

Il étudia différentes religions du monde et rentra dans son pays afin trouver une méthode de guérison avec toutes ses connaissances. Le bouddhisme enseigne comment atteindre la paix de l’esprit et trouver le bonheur. Pour eux, la maladie physique provient de l’esprit et les médecins soignent le corps physique.

Le Dr. Usui partit à la recherche de son corps dans une méditation de vingt et un jours. Au dernier jour de sa méditation, il fut frappé par une lumière et perdit connaissance. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il pensait être mort en voyant toutes les couleurs de l’arc en ciel et des symboles. Il entendit des mots puis lorsqu’il revint à lui, il se rappela de tout ce qu’il avait vu et entendu. Il repartit au monastère et commença l’imposition des mains, en soulageant la souffrance des habitants pauvres qui n’avaient pas la possibilité de voir un médecin.

Le Dr. Usui fut reconnu comme un grand guérisseur mais il disait que c’était l’énergie de Dieu qui passait à travers lui. Après plusieurs années de connaissances et d’expériences, le Dr. Usui format une lignée de plusieurs Maîtres pour enseigner et pratiquer le Reiki Ryoho Usui : la méthode Usui de guérison par l’énergie universelle de vie.

 

J’avais commencé l’initiation du deuxième niveau sur quatre, en passant encore une classe car j’avais dans mes mains une énergie innée. Je faisais mon apprentissage lorsque mon fils me questionna sur cette méthode. Après lui avoir répondu, il m’avait dit : « continue car lorsque tu rentrais du travail, tu ne disais rien mais je sentais que tu étais très énervée. Maintenant, je te sens zen lorsque tu rentres, tu es plus calme. » Je m’étais excusée auprès mon fils pour ce temps que je passais dans mon apprentissage mais il m’avait répondu : c’est normal maman, je sais que tu te cherches et que tu le fais pour moi. »

Après cet échange, j’avais commencé cette méthode d’imposition des mains sur mon fils en étant à l’écoute de tout ce qui pouvait le déranger par cette énergie.

Les séances se passaient bien et il adorait la chaleur de mes mains qui le réchauffaient et le transportaient dans un cocooning de bien-être. Nous nous étions mis d’accord sur le passage au niveau de la tête car je ne savais pas quelle puissance avait cette énergie et c’était mon combat entre mon énergie d’amour et celle de la grosseur.

Au début, il me disait d’arrêter quand c’était le moment pour lui et au fur et à mesure, mes mains restaient un peu plus longtemps sur sa tête.

Ensuite, il était heureux de me raconter les voyages qu’il faisait pendant la séance. Parfois, il se retrouvait au-dessus de la planète et regardait le monde comme s’il était un oiseau et d’autres fois, il voyageait dans un labyrinthe de couleur.

Moralement, il se sentait de mieux en mieux, il retrouvait de l’énergie même si son côté ne suivait pas toujours les ordres de sa tour de contrôle. Son énergie vitale remontait et il pouvait ressortir un peu de la maison. Il reprenait sa vie en main et profitait de chaque instant du moment présent.

Un jour, ses copains l’avaient invité à une soirée. Il ne savait pas quelle décision prendre car il était un peu fatigué. Je lui avais fait une séance un peu plus longue et une heure plus tard, il avait l’impression d’avoir fait une bonne nuit de sommeil et prêt à recommencer une journée. La soirée s’était bien passé et se reconnecter avec ses copains lui faisait du bien.

Il était inscrit dans une association pour être commissaire de course moto au Mans. Après la séance, il se sentait près et il avait assuré son poste sans être regarder comme un malade du cancer qui allait mourir mais comme un jeune qui réalisait sa tache de travail dans sa passion.

Il continuait ses préparatifs pour ses vingt ans avec plus de baume au cœur et mon instinct de mère restait vigilant et l’accompagnait dans toutes ses démarches.

Après le traitement, mon fils consultait suite à l‘examen de l’IRM avec ma présence car nous étions seuls dans tous les domaines face à ce crabe. La grosseur n’avait pas augmenté, ni diminuée mais elle avait stagné.

J’avais poursuivi la méthode Reiki sur mon fils en restant dans notre monde sacré qui était celui, de la vie.

Le sentier des citations et des émotions

"Si tu veux connaître quelqu'un, n'écoute pas ce qu'il dit mais regarde ce qu'il fait" (Dalaï-Lama)

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