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Michel Pépé - The best of Espace Turquoise
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‘Le silence est un Avre de paix et d’amour, à qui sait l’entendre’(Idée)

Après le décès de mon frère, je devais me charger des formalités administratives pour sa succession et entretenir sa maison dans l’attente de la vente. Je ne cessais de faire des allers et retours entre mon travail, mes enfants, ma mère qui subissait du harcèlement moral et la maison de mon frère. Le notaire de mon frère m’encourageait à poursuivre ces démarches malgré les problèmes que je rencontrais car j’étais seule à réaliser tous les déplacements pour lui fournir les documents nécessaires ainsi qu’aux organismes administratifs.

Mon frère avait raison, il payait des taxes sur sa maison de son vivant, après sa mort par ses biens qui donnaient une deuxième taxe sur le même bien et un an après sa mort, il recevait ses feuilles d’impôts.

J’avais appris, par la force des évènements, les formalités administratives après un décès et l’image que l’être humain représentait aux yeux de l’administration.

Je me demandais où se trouvait la décence, le respect, la dignité d’un être humain qui avait travaillé et cotisé toute sa vie.

Je faisais de mon mieux pour soutenir ma mère qui subissait la peur des héritiers de ne pas recevoir leurs parts d’héritage. Je fatiguais de jour en jour et mon fils, qui était adolescent, avait été contraint de téléphoner aux héritiers afin de mettre un terme à la pression que l’on subissait.

Les dépenses à la préparation de la succession avaient été un surplus à mon budget et mon compte s’était retrouvé bloqué en interdit bancaire. Je ne pouvais plus subvenir à mes besoins et ceux de mes enfants.

Quelques jours plus tard, je tombais brusquement en me levant car mes jambes ne me soutenaient plus et mes forces étaient très affaiblies.

Après mon arrêt de travail, mes enfants et moi avions décider de choisir notre famille et prendre du recul car la seule image qui restait de la mort de mon frère était encore l’argent.

Je l’avais accompagné mais je ne cessais de m’interroger sur toutes les informations qui se bousculaient dans ma tête car mon frère non plus, ne devait pas mourir. Je savais qu’il y avait quelque chose à faire mais quoi ? Que peut-on faire face au cancer ? Qu’est-ce qui déclenche le cancer ? J’en voulais à la médecine de ne pas l’avoir sauvé et à tous ceux qui baissaient les bras en disant : c’est la vie.

Non, ce n’est pas ça la vie. Pas plus que Dieu reprend ce qu’il a créé.

Chaque être humain devrait pouvoir profiter du bonheur de vivre, de son passage sur terre alors, pourquoi ce n’est pas le cas pour tous les citoyens avec un revenu moyen ?

 

 

Pour une mère, perdre un enfant n’est pas dans la logique de la vie.

Le deuil de son fils avait fait remonter celui de mon père et ma mère ne comprenait pas pourquoi, la vie lui arrachait ceux qu’elle aimait. Elle avait beaucoup souffert de perdre son fils.

Suite au décès de mon père, elle avait fait de son mieux pour élever ses enfants et malgré sa génération qui se perdait dans le fil des nouvelles générations avec ses petits-enfants, il y avait une chose qui ne lui donnait aucune ride, c’était l’amour dans la générosité de son cœur.

Elle non plus, n’avait jamais voyagé en dehors de quelques dimanches en famille à la mer. Sa sœur faisait des voyages avec le club des retraités et j’avais réussi à la décider de participer avec elle au prochain voyage. Elle ne partait pas seule et j’avais organisé les frais en l’accompagnant jusqu’au départ pour la rassurer. C’était le premier voyage de sa vie qu’elle réalisait à Lourdes à 64 ans et qui l’avait motivé pour en réaliser d’autres, en lui laissant des souvenirs et en ramenant autant, par le merci du cœur.

Elle n’avait pas de moyen de transport pour aller se recueillir le dimanche matin alors je l’emmenais dans des lieux sacrés qui se trouvaient parfois très loin mais la voir en paix dans ces endroits, apaisait tous les maux du cœur.

Nous passions beaucoup de temps ensemble et elle m’apprenait sa vie en commençant par la guerre qu'elle avait connue, la vie de mon père et tous les membres de la famille. Elle m’apprenait aussi tout ce que les anciens savaient et d’écouter ces générations qui avaient tant de chose à nous transmettre.

Quelques années après être devenue veuve, elle avait été atteinte du cancer du sein. Après son opération, elle avait reçu le protocole de la radiothérapie. Les rayons étaient douloureux alors je lui faisais des soins pour la soulager et calmer le feu des rayons. Après de quelques séances, j’avais contacté son médecin afin qu’elle reçût des soins médicaux. L’infirmière passait le matin pour faire le soin et je passais le soir en continuant un deuxième soin afin qu’elle passât une bonne nuit. Je l’accompagnais à ses consultations et son radiothérapeute était surpris de la voir avec autant d’énergie et toujours fidèle à sa gentillesse.

Elle avait eu d’autres interventions pendant lesquels, je l’accompagnais car il fallait une personne accompagnante pour l’hôpital et les démarches administratives.

J’étais sa fille, c’était normale de prendre soin d’elle, un devoir, un retour et une promesse que j’avais faite à mon père. J’étais seule à connaître tous ses antécédents médicaux avec le nom de chaque médecin qui l’avait suivi. Les chirurgiens me faisaient un rapport complet et détaillé de leurs interventions, ce qui enrichissait mes connaissances sur le corps humain et m’assurait que ma mère était bien soignée. J’étais très curieuse et contente de recevoir un cours particulier mais ils ne voulaient pas me voir sur leurs tables.

Après l’opération d’un genou, avec un nouveau prototype, elle avait été transférée dans un centre de rééducation. Elle ne se plaignait pas de la douleur physique mais les journées étaient longues, avec de rare visite et elle arrivait à aider les autres malades à l’occasion. Je l’appelais tous les jours, j’allais faire des visites et déjeuner avec elle le dimanche midi mais elle préférait rentrer dans sa maison.

Sa maison, c’était sa création avec mon père, pour réunir leur famille mais combien en ont-ils pris conscience.

Le métier qu’elle aurait aimé faire, c’était d’être infirmière pour s’occuper des malades, des personnes âgées et des enfants. Mais son cœur était tellement grand, qu’elle aurait pris la maladie des autres pour ne pas les voir souffrir.

C’était une femme qui aimait les autres et donnait les fleurs de son jardin à tous ceux qui passaient la voir. Elle aimait tous ces enfants et petits-enfants sans exception. Pour elle aussi, l’amour c’était aimer d’un amour inconditionnel. C’était aimer les autres tout simplement parce qu’ils avaient une âme, sans un regard pour leurs négatifs, sans penser d’être manipuler, ni abuser et le problème de ces personnes, c’est de faire confiance avec leurs cœurs.

En échange, elle demandait simplement d’être respect et aimé.

Seul, le temps passé avec ceux que l’on aime, en partageant des moments de vie, ne tombe pas en cendre et devient un héritage éternel.

Voilà un autre exemple que j’avais travaillé avec mes enfants, pour rester une famille soudée et qui s’aime dans la confiance.

Toute la faiblesse d’une mère est dans son cœur qui lui donne une force à toutes les épreuves mais perdre son fils avec la pression de la succession qu’elle subissait, avaient été une déchirure à son âme. Elle tombait dans un mal-être avec un comportement anormal et elle voulait quitter sa maison. Ma mère avait fait ses cartons toute seule pour déménager, comme une personne qui était persécuté, en voulant fuir alors que sa maison était toute sa vie.

Elle ne faisait plus confiance et souffrait terriblement, au point de quitter tout ce qui était cher à son cœur. Je ne voulais pas qu’elle quitte sa maison mais je ne pouvais pas la laisser dans cet état. J’avais fait des démarches afin de lui trouver un petit appartement dans la même ville que moi car je ne pouvais, malheureusement, pas l’héberger.

Après son déménagement, mon fils et moi, nous nous relayons chaque jour pour aller la voir afin de s’assurer qu’elle s’adaptait à son nouveau cadre de vie car quitter la campagne pour vivre seule en ville, c’était très difficile pour une personne âgée.

Je passais mes dimanches avec elle et je l’emmenais voir des amies en lui faisant une découverte car j’avais changé de voiture pour un cabriolet et elle s’était bien adaptée, malgré un peu d’appréhension d’être dans une voiture avec le toit ouvert à la liberté !

Je l’avais inscrite dans une maison de retraite afin qu’elle passât des après-midis entourés d’autres personnes, en partageant des activités et qu’elle ne restât pas seule toute la journée à remémorer les souffrances qu’elle avait traversée. Elle n’était qu’à quelques mètre de la maison de retraite mais elle avait peur alors j’avais demandé au taxi de l’accompagner. Malheureusement, elle ne voulait plus y aller et je devais quitter mon travail pour l’accompagner mais elle ne voulait plus que je parte, j’étais devenue sa mère ou plutôt, le seul lien qui la rattachait à une réalité de la vie.

Je m’étais assurée du passage de l’infirmière chaque jour pour lui donner ses médicaments et du passage de l’ADMR. Une autre personne passait pour sa toilette mais elle ne voulait pas d’une autre personne que moi alors je passais pour lui faire ses soins de toilette.

Malgré tout ce que je pouvais faire, je sentais bien que la ville n’était pas un endroit pour elle. Elle sortait mais se perdait et son esprit était de plus en plus confus. Elle ne cessait de m’appeler à mon travail en me demandant quel jour nous étions ou en s’alarmant, pour la moindre chose qui se passait dans sa tête. Les semaines passaient sans prendre de repos et je m’angoissais pour sa sécurité. Elle ouvrait sa porte avec le cœur à n’importe qui et donnait de l’argent quand un visiteur passait en quémandant ou à n’importe quels vendeurs. Parfois, c’était des représentants alimentaires qui lui vendaient de la viande congelée alors qu’elle n’avait pas de congélateur et qu’elle recevait des plateaux repas.

J’étais allée voir son médecin pour partager tous ces faits avec lui et il avait convenu de lui faire des examens complémentaires. Il m’avait conseillé de commencer les démarches pour lui trouver une maison de retraite où elle serait mieux et en sécurité.

J’avais accompagné ma mère pour réaliser ses examens où le diagnostic de la maladie d’Alzheimer avait été prononcée. Je ne connaissais pas cette maladie et le docteur m’avait répondu en me reprochant de ne pas être assez occupée de ma mère. J’avais envie de lui répondre qu’avec son salaire, j’aurai eu plus de pouvoir et d’argent pour m’occuper d’elle et avoir une maison pour l’héberger.

C’était la première fois que j’essuyais un reproche d’un médecin et pourtant, beaucoup m’avaient rencontré et me soutenaient pour continuer l’accompagnement auprès de ma mère.

C’était sans doute la saison des reproches car un autre allait arriver avec la vente de la maison familiale. La maison n’était pas assez bien rangée et lors de la visite du notaire, mon dos s’était une fois de plus courbé sous les jugements d’un membre de la famille.

J’étais aller voir la banque pour prévenir des problèmes de santé que rencontrait ma mère et une personne m’avait rassuré car son compte était bien suivi par un nouveau banquier.

Ma mémoire avec gardé le nom de ce nouveau et j’avais eu l’occasion de le rencontrer plusieurs années après, lors d’une demande de prêt qui s’était suivi par de l’abus de pouvoir et de confiance.

Dans le doute, je m’étais alors demandé : est-ce que le compte de ma mère avait été bien suivi entre ses mains ? Avait-il quelque chose à se reprocher ?  Et une dernière question me venait : sous quelle responsabilité, un banquier débutant gère-t-il les comptes des personnes âgées ou déficientes ?

Un dimanche matin, j’avais reçu un appel sur la santé de ma mère. Elle était tombée la veille au soir et ne pouvait plus se relevée. Elle avait passée toute la nuit sur le sol, son cerveau avait perdu un fil conducteur pour se relever. Je devais passer chez elle pour lui faire des soins de toilettes car personne d’autres ne pouvaient réaliser cette tâche. Elle était perdue et ne se rappelait plus de ce qui lui était arrivé. Elle s’était fait des hématomes sur le corps et j’avais appelé son médecin qui l’avait fait hospitaliser en urgence afin qu’elle soit prise en charge et en sécurité car ce n’était plus possible qu’elle restait seule.

Pendant son hospitalisation, j’allais lui rendre visite. Elle ne savait pas où elle se trouvait et je la rassurai pour qu’elle ne s’angoissait pas. Les médecins m’avaient demandé un entretien et ils avaient été surpris du nombre d’enfants qu’elle avait car ils n’en voyaient peu mais ils avaient besoin de la présence de tous pour donner le diagnostic final.

Quelque temps après cette réunion familiale, ma mère fut hospitalisée dans un autre bâtiment, en attendant qu’une place se libère dans une maison de retraite.

J’allais connaitre un autre bâtiment de la médecine de Rennes mais lorsque j’allais voir ma mère, c’était très difficile car elle ne comprenait pas pourquoi elle se trouvait enfermée. Elle avait des pertes de mémoire et parfois la conscience du présent se manifestait. J’étais bouleversée lors de ses moments de conscience car elle me suppliait de rentrer avec moi et je devais lui mentir pour qu’elle reste en sécurité mais mon cœur souffrait de cet abandon forcé.

Ressentir la souffrance des personnes que l’on aime, est un moment très difficile à vivre pour une personne émotionnelle et incompréhensible pour ceux qui ne ressentent pas autant d’émotions mais, c’est ce qui fait la différence entre les êtres humains.

 

J’étais en colère de voir ma mère dans cet état sans pouvoir l’aider davantage et je me demandais pourquoi ne peut-on pas vivre avec nos parents et ainsi éviter la dégradation de la santé et de la vie.

Pour certains, la peur de ne pas avoir leurs parts d’héritage va jusqu’à mettre leurs propres familles dans le mal-être et l’oubli. Pour d’autres, ils ne comprennent pas la solitude, le travail, toutes les responsabilités et les privations d’être et de vivre seule avec des enfants.

 

Lorsqu’une place fut libérée, ma mère avait été transférée dans la maison de retraite de la ville ou j’habitais, ce qui me soulageait afin d’être près d’elle.

Le premier jour, je suis allée la voir pendant ma pause déjeuner, elle était bien mais je ne la sentais pas à l’aise dans cet endroit. Elle était contente car elle revoyait des connaissances et en même temps elle était craintive, comme une enfant timide qui changeait de classe.

Après ce long chemin en sachant ma mère en sécurité, je m’étais donné quelque temps pour me reposer et laisser la place à d’autres visiteurs. Ce repos fut de courte durée car la maison de retraite m’appelait pour aller voir ma mère. Elle n’avait pas de visite et elle me réclamait.

Là encore, je me demandais où étaient passé les égos qui connaissaient tout de la vie, en donnant des ordres et en placardant des images sur les êtres humains mais peu enclins à agir dans leurs propres états d’esprit.

A ce moment-là, je ne me considérais pas comme un être humain mais plusieurs humains dans mon être.

Les semaines et les mois s’écoulaient mais mes visites s’étaient éloignées car j’avais un autre sentier qui était intervenu sur mon chemin, par la santé de mon fils.

Un jour, j’avais été appelé par la maison de retraite car ma mère avait attrapé un virus et l’infirmière avait besoin d’avoir des renseignements sur ses antécédents. Nous étions restées perplexe sur un appel qui avait été fait à son médecin traitant, par un intermédiaire de la famille qui faisait le visiteur. Pour plus de sécurité, ma mère avait été envoyé à l’hôpital afin de lui faire des examens complémentaires mais cet étrange virus l’avait encore plus affaibli.

Je me demandais, comment cette maladie du cerveau se déclenchait et qui ne pouvait pas être soignée, seulement soulager avec des médicaments ou plutôt contrôler. En tout cas, c’était ce que je voyais. La maladie lui faisait faire des yoyos comportementaux, parfois elle était sereine mais « anesthésiée » par le médicament et parfois elle était énervée mais sans être agressive.

Ma mère ne parlait plus. Son regard restait dans le vide, dans un autre monde où il n’y avait plus de pensée, plus de responsabilité, plus d’angoisse, plus de peur, plus de dialogue, plus de mémoire et plus de souffrance.

Lorsque j’allais la voir après mon travail, c’était l’heure du repas et je lui donnais à manger comme si c’était mon enfant. Et comme un enfant, lorsqu’elle ne voulait plus manger, elle s’exprimait par des gestes, en tournant la tête ou en pinçant les lèvres.

J’avais observé son mental absent mais les réflexes du corps gardaient tout en mémoire et ils étaient toujours présent.

J’avais effectué un stage sur les huiles essentielles, un don de la nature que j’utilisais régulièrement depuis de nombreuses années. Le dimanche suivant, j’emportais mes huiles essentielles pour lui faire un massage des pieds. L’odeur des huiles et la douceur du massage réveillait un peu ses sens car elle regardait ce que je faisais mais toujours sans parler. C’était une belle expérience du ressenti du corps et de l’esprit malgré sa maladie. Je lui avais soulevé légèrement le pied que je massais doucement depuis quelques minutes et à un moment, elle enleva son pied de mes mains pour me tendre l’autre pied afin de le masser également.

Si les mots font parfois beaucoup de mal, avoir un ressenti hypersensible était un don de la nature qui me donnait l’occasion de re-dialoguer avec ma mère. Une expérience du touché par le cœur qui s’était renouvelé plusieurs fois afin de lui apporter un peu de bien-être et le bonheur de recevoir des petits signes de sa présence. 

Je l’écoutais dans ce silence de la vie avec mon ressenti, en observant toutes les mémoires que le corps exprimait, par les empreintes de très longues années.

Au moment de Noël, j’accrochais quelques décorations dans sa chambre et je la surprenais parfois à m’observer mais elle tournait la tête comme une enfant prise en faute.

On me disait : ça ne sert à rien ou parfois, je voyais un sourire en coin des lèvres. Face à ces gens, je me demandais qu’elle expérience humaine pouvaient-ils m’apporter de mieux et de plus beau ?

Alors, je les observais lorsqu’ils rendaient visitent à ma mère, pour la regarder sans la voir comme si elle n’avait jamais existé ou n’existait plus, à parler pour ne rien dire en regardant l’heure tourner.

Quelques mois plus tard, l’heure était venue pour ma mère de partir vers un autre monde.

Cela faisait un an que je me préparais à cette fin car je le savais au fond de moi. J’avais reçu un appel m’annonçant la fin rapidement. J’étais retournée à la maison de retraite mais je ressentais que je devais faire quelque chose pour elle, une dernière fois.

Le ressentit par les sens est quelque chose qui ne se commande pas et dans ces circonstances, c’était l’appel de son cœur et son âme.

Suite au décès de mon frère, j’avais appris que le chagrin était égoïste car nous pensons à nous et non à celui qui part et qui demande de l’amour pour l’accompagner une dernière fois.

J’avais demandé la permission à mon employeur d’accompagner ma mère jusqu’à la fin qui devait arriver le lendemain.

J’avais « troqué » mes journées de travail contre des journées d’amour en restant près de ma mère car le lendemain avait durée huit jours.

Je lui tenais la main, je lui parlais et je lui lisais des prières. Ce qui m’avais surprise, c’était la douce chaleur qu’elle avait toujours eue dans ses mains. Lorsque la fin du weekend arriva, j’avais annoncé à ma mère que j’allais reprendre mon travail le lendemain, en revenant lui rendre visite plusieurs fois par jours.

J’avais reçu un message dans la nuit qui avait suivi et je savais pourquoi, je devais rester près d’elle. Avant que son âme partît, je m’étais réveillée à l’aube de cette nouvelle journée et la maison de retraite m’appela pour m’annoncer que ma mère était partie rejoindre ceux qu’elle aimait.

 

L’année dernière, j’avais reçu un message anonyme insultant la mémoire de mes parents pour m’humilier et j’espère un jour, voir une loi contre ces esprits immatures et inhumains qui insultent la mémoire des morts.

 

A ma mère,

              qui m'a appris avec ses émotions et son cœur,

                                                                         le courage d'une femme et la valeur d'une mère.

 

Le sentier des citations et des émotions

"Si tu veux connaître quelqu'un, n'écoute pas ce qu'il dit mais regarde ce qu'il fait" (Dalaï-Lama)

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