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Michel Pépé - The best of Espace Turquoise
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Mon Parcours

Je m’appelle Isabelle et mon existence a commencé dans le bleu de ma naissance.

 

C’est avec une énergie bienfaitrice que j’ai vu l’aube de ce long chemin de vie, avant d’en parcourir ses sentiers.

Le dernier parcouru a effondré mon existence face à l'injustice de ma différence et de mes valeurs.

Après plusieurs mois de travail personnel, je me suis retrouvé à un carrefour qui me donnait le choix de ma destinée.

Être avec mes mots ou paraître avec des maux aux yeux de l'égo ?

Respecter l'autre, c'est le considérer en tant qu'être humain et reconnaître la souffrance qu'on lui inflige. (Marie-France Hirigoyen)

 

Avec ma grande mémoire, je suis donc retournée sur mes sentiers battus accompagnée de mon étoile* bleue. Une mise au point existentielle afin de me retrouver avec moi-même, répondre à tous les pourquoi de ma vie, en lui donnant un sens.

 

'Le plus grand voyageur n’est pas celui qui a fait dix fois le tour du monde, mais celui qui a fait une seul fois le tour de lui-même' (Gandhi)

 

Je suis avant tout, une femme, une mère et j’ai été une fille, une sœur.

Depuis ma naissance, j’ai un ressentit sur les animaux et les êtres humains par une capacité sensorielle et émotionnelle. C’est un développement des 5 sens plus intense que la moyenne et qui se sont élevés au fil de mon parcours.   

Je vivais à la campagne sans me poser de questions, au milieu de mes animaux et de la nature. Je les soignais, en sauvais quelques-uns égarés où malades et je respectais la fin de leurs vies.

A sept ans, je voulais devenir ambulancière car je trouvais que l'ambulance n'arrivait pas assez vite lors de l'accident de mon père et quelques années plus tard, je passais mon brevet de secourisme.

Je rentrais à peine dans l’adolescence que je vivais mon premier chamboulement. Celui qui m’avait donné la vie m’abandonnait, me laissant seule sans défense et sans savoir ce que voulait dire la mort d’une personne.

Ce que je ne comprenais pas, c’était, pourquoi les êtres humains arrêtaient-il de respirer, pourquoi le cœur s’arrêtait-il et mourait ?

Le besoin de savoir les choses était primordial pour moi, même si cela ne me servait pas. Mais, ce n’était pas suffisant, il me fallait apprendre et comprendre les causes et les comment.  J'entendais de moi, être une enfant précoce mais, mes questions restaient sans réponses et me faisaient remettre à ma place de petite fille sage.

 

‘Tu n’es plus là où tu étais, mais tu es partout là où je suis’. (Victor Hugo)

 

Les chemins de l’école se sont arrêtés très tôt, sur une direction non choisie et qui ne m’enrichissaient pas.

Ma motivation était les jours de sport où je finissais par rattraper la première concurrente ; c’est-à-dire moi-même. Des professeurs étaient conscients de mes qualités et me proposaient d’être leur binôme, ce qui me plaisait pour me sentir utile. D’autres, ne savaient plus comment faire avec mes capacités plus hautes que la moyenne car j’étais trop jeune pour évoluer à des niveaux supérieurs.

Le sport m’apportait de la compétitivité, de la concentration, de l’habileté et un déstressant à toutes épreuves. J’étais entrée dans un club de basket où j’avais été surclassé à deux reprises.

Un autre sentier s’était mis sur ma route à ma majorité, sans vraiment avoir le choix ; le mariage.

 

‘Soumettre une femme, c’est enfermer son cœur en prison.’(Idée)

 

Mon chemin de vie est ponctué de cycles et celui de cette union s’était arrêté pour un nouveau sentier.

De cette union, deux enfants sont nés. Ils m’ont appris toutes les joies, aussi les peines, d’être maman.

J’ai élevé seule mes enfants avec le rôle de maman et de papa au fur et à mesure de leurs étapes dans la vie.

Des moments difficiles parfois que je n’ai pas vus passées car, semées de grandes richesses d’amour et d’apprentissage. Je n’étais pas l’élève mais la maitresse d’école dans plusieurs domaines, pour répondre aux  questions de deux garçons.

Quelques années plus tard, la maman-maitresse est devenue la maman-confidente et comblée en retour.

 

‘Ce qui compte, ce n’est pas ce que l’on donne, mais l’amour avec lequel on donne. (Mère Teresa)

Mes relations de cœur ont été des tests de retour à la confiance mais mon ''scanner sensoriel'' ne cache pas les faux-semblants.

Des ombres restaient de mon expérience maritale et je devais protéger mes enfants, même au prix de sacrifice.

 

‘Un homme, c’est celui qui laisse son empreinte dans les caresses du vent, au temps qui passe’. (Idée)

 

J’ai donc pris la décision de ne pas poursuivre cette expérience mais de profiter de ma liberté avec mes enfants, réaliser mes choix de vie, en partageant plus de moment avec ceux que j’aime et qui m’entourent.

A trente-six ans, un changement s’annonçait mais je devais repasser par le chemin de l’école. Redoutant de m’ennuyer, je prenais mon courage à deux mains afin d’obtenir mon BAC ou plutôt, mon laisser-passer vers la direction d’un nouveau sentier.

Le rôle de petite sœur est venu soudainement prendre l’une de mes priorités du cœur.

Un autre sentier de vie se mettait sur mon chemin ; la maladie.

Mon frère avait un cancer qui avait fini sa route au cerveau.

Le cancer, ce sont les larmes du corps que l’on n’a pas entendu pleurer.

J’ai accompagné mon frère sur son chemin en l’aidant à garder cette petite flamme de vie et d’espoir.

Etre à l’écoute de ses souvenirs et des témoignages de sa vie, lui permettait un lâcher prise de beaucoup d’émotions refoulées et plus le cœur était libéré, mieux, il combattait cette épreuve.

Les couloirs de l’hôpital prenaient de jour en jour l’empreinte de mes pas, ce qui me paraissait normal dans les liens du sang mais ne l’ai pas toujours au sein d’une famille. Pourtant, un petit moment devient si grand dans le cœur d’un malade et ce n’est pas rien de donner quand on aime.

Avec mes sens, je le comprenais, je ressentais ses propres émotions en toute confiance car l’esprit ne ment pas quand le corps est malade, il est à l’intérieur de sa conscience et de son être.

J’avais été surprise de l’effet du mot cancer dans l’esprit des gens, comme si ce mot était une maladie mortelle transmissible. Dans ce cas, j’ai été contaminé dans mon être, des vraies valeurs de la vie et de l’amour inconditionnel.

Laissant cet état d’esprit de côté, je passais de plus en plus de temps avec mon frère, partageant la confidence de sa vie dont je n’avais que des préambules.

Le cancer a une image de fin, de branchements respiratoires, de faiblesse, d’odeurs aseptisées mais pas que ou pas toujours. Nous avons aussi partagé des moments de fou rire, des sorties lorsqu’il rentrait à la maison. Je lui faisais des soins de toilette, un brin de bien être qui apporte beaucoup à la dignité d’un malade. Je l’emmenais sur les chemins de son cœur et de sa passion au galop, nous chantions les chansons de son chanteur préféré JJG, nous faisions des actes d’enfants insouciants  en faisant une parenthèse à la maladie et vivre le moment présent de la vie.

La maladie a gagné contre la vie de mon frère et sa petite flamme s’est éteinte trop tôt. Ce jour-là, je me suis réveillée à 5h30, attendant l’appel de l’hôpital, je savais que son âme était partie vers une autre destination.  

Je n’avais pas accepté sa mort car je savais la force qui était en lui, je savais aussi qu’il y avait quelque chose à faire, sans savoir quoi. J’étais en colère contre la médecine qui n’avait pas sauvé mon frère mais c'est son âme, qui avait choisie d'être en paix.

Est-ce pour me rassurer, que l’on me disait à son décès : c’est la vie. Eh bien non, ce n’est pas ça la vie. La vie, c’est vivre avec la santé.

   

“Mettez-vous à la place des autres. Si vous y arrivez, vous ne serez plus capable de faire du mal à autrui. (Bouddha)

 

En tout cas, ma mère le savait et elle n’a pas accepté une seconde fin de vie qu’elle aimait. Au fil des mois, sa santé se dégradait et l’annonce du diagnostic par son médecin avait été le début d’un autre sentier sur mon chemin.

La maladie d’Alzheimer s’était installée sournoisement, une affection au cerveau dont je ne connaissais pas et qui allait me mettre sur un sentier de bataille. C’était pour moi, une autre étape pour gérer mes émotions en m’occupant d’elle et mon rôle s’était inversé naturellement. J'étais devenue la mère de ma mère.

Les recherches pour trouver un centre afin qu’elle soit soignée et en sécurité étaient un chemin de croix et les décisions pour elles, étaient très dure à prendre. Elle n’était pas consciente de ce qui se passait autour d’elle, pourtant, il y avait des moments de lucidité où le subconscient se manifestait.

Parfois, elle me demandait de rentrer à la maison avec moi et je devais lui mentir pour partir de l’hôpital, en m’enfermant dans ma voiture et crier contre cette injustice de vie.

Nous sommes face à nous-même et aux circonstances car la main tendue ou l’épaule de réconfort sont absent dans ces moments là.

Ma maman était partie dans son monde et je l’enfermais dans le mien.

Elle ne parlait plus, ne me reconnaissait plus. C’est avec ses yeux que je l’écoutais parler et avec ses gestes qu’elle me répondait.

J’ai observé cette femme, ma maman, pendant plusieurs années pour comprendre cette maladie dans le silence de la vie. La douceur et la tendresse était ce qui réveillait l’âme qui y habitait encore. Je lui massais ses mains, ses pieds et elle guidait mes gestes avec les siens.

Les jours passaient jusqu’à celui du dernier qui devait arriver. J’avais demandé à mon employeur la possibilité d'avoir cette journée, de rester avec ma mère pour son dernier jour.

Entre temps, j’avais appris une méthode de relaxation, le Reïki. J’étais arrivé à la phase du 4è degré d’initiation et j’avais pratiqué un soin bienfaisant pour la paix de son âme, parce que, une vie se respecte dignement jusqu'à la fin et sa mémoire pour l'éternité. En même temps, je faisais mon deuil avec elle, en lui parlant de tous nos moments partagés dans l’amour mère-fille et de mes enfants, qu'elle était leur deuxième maman.

Le dernier jour avait duré huit jours et j’avais culpabilisé de rester près d’elle car mon amour ne devait pas l’empêcher de prendre une autre destination, dans un dernier souffle.

J'avais repris mon travail et dans la nuit du troisième jour qui se levait, je m’étais réveillé, assise au bord de mon lit et j’attendais que le téléphone sonne : elle était partie rejoindre ceux qu’elle aime sur son chemin de fleurs.

Ce qui reste de cette maladie, c’est la prise de conscience que ma maman avait eue de son mal être ; les derniers mots de son cœur : je t’aime ma petite fille.

 

‘Le silence est un Avre de paix et d’amour, à qui sait l’entendre’(Idée)

 

Un autre sentier, qui allait être très long, était intervenu sur mon chemin. Un de mes enfants rencontrait un problème de vue et il devait être ausculté rapidement.

L’ophtalmologue avait consulté les yeux de mon fils sans comprendre cet état. Il avait conseillé de faire un IRM pour voir toutes les fonctions de ses yeux. J’avais accompagné mon fils à l’hôpital et après son examen, il était revenu vers moi en me disant : « il faut que tu viennes, il y a quelque chose qui cloche ».

Ce qui clochait, c’était une grosse boule dans son cerveau. Connaissant des détails de l’anatomie de mon fils, j’avais regardé cette image en 3D avec ma loupe sensorielle et c’était bien la tête de mon fils. Pour plus d'informations à ce diagnostic, le médecin lui avait proposé de faire un scanner qui n’avait pas été pire mais ni favorable non plus. De ces examens, les médecins nous ont conseillé d’aller consulter un spécialiste au CHR, en passant par les urgences, en urgence.

Là, une étape nous attendait et nous sommes repartis pour reprendre le début de ce sentier avec des spécialistes du cerveau.

Nous étions sur le chemin du rendez-vous avec un neurochirurgien quand j'ai senti perdre mon équilibre. J'étais tombée sur un genou devant cet hôpital où était décédé mon frère. J’avais eu le souffle coupé et je n’osais pas bouger en pensant que mon genou était en petits morceaux.  J’avais eu une prise de conscience sur ce coup, en sachant que j’avais un pardon à faire suite au décès de mon frère et mon genou s'en était sorti sans aucune blessure.

Mon fils m’avait aidé à me relever et nous sommes allés à ce rendez-vous.

Après avoir consulté mon fils et les examens d'IRM et scanner, le chirurgien nous avait annoncé une tumeur rare et incurable dans son cerveau. Il nous avait expliqué ce qui se passait et allait se passer et je remercie sa sincérité professionnelle.

L’année des 20 ans à mon fils était ce diagnostic : prendre la vie à bras le corps de chaque minute qui passait. Nous nous sommes regardés dans les yeux mon fils et moi, avec une complicité de mère-enfant. Il avait répondu au médecin en suivant son protocole et je lui avais annoncé mon entière collaboration ; il faisait son métier de savoir dans ce domaine face à ce mal et moi je faisais le mien, pour que mon fils profite de chaque minute de vie et d’amour. Nous nous sommes demandé, pourquoi cela arrive à ceux qui ne méritent pas ce combat de vie…

Nous sommes repartis de l’hôpital, mon fils sur sa moto filant contre son malheur et moi dans ma voiture en voulant hurler ma douleur, mais là, aucun son n’en sortie.

Au fond de mon âme, je savais que mon fils allait vivre malgré l’épée Damoclès sur sa tête et ce fut le début d’une très longue route où tous mes sens étaient à l’affut et mes émotions au placard.

L'amour d'une mère pour son enfant ne connaît ni loi, ni pitié, ni limite. Il pourrait anéantir impitoyablement tout ce qui se trouve en travers de son chemin’ (Agatha Christie)

J’avais remémoré avec lui, les sentiers battus de son chemin de vie jusqu’à sa conception, pour comprendre les pourquoi et les comment, le déclencheur et la source, de ce crabe qui voulait prendre la vie de mon fils.

J’avais déjà des connaissances sur la maladie, les traitements et je devais chercher tous les moyens nécessaires pour aider son moral et son corps à combattre la maladie.    

J’avais commencé par respecter ses demandes sans le laisser s’apitoyer car la vie, c'est l'espoir en continue et le cancer est unique à la nature de chaque être humain. Je suivais mon intuition de mère en gardant les pensées positives pour deux.

La nourriture est venue ensuite avec des aliments sains, favorables contre les cellules cancéreuse et énergétiques pour l’organisme. Le corps garde tout en mémoire, j'avais allaité mon fils pendant ses premiers mois et j'avais cherché naturellement, des aliments et compléments le plus proche possible du lait maternel. Les repas étaient adaptés et pris de manière différente.

Beaucoup de rencontres positives et négatives se sont trouvés derrières les portes que j’avais poussées.

Certaines me permettaient d’avancer sur ce sentier et d’autres, étaient dangereuses pour une mère avec un enfant malade.

Ce fut aussi le début de mes recherches littéraires sur le corps humain, le cerveau, l’anatomie, le langage du corps, l’alimentation et les sites web en commençant par celui du Dr David Servan-Schreiber dont j’ai une pensée*.

Mon fils avait suivi le protocole de chimiothérapie pendant six mois mais la tumeur provoquait une paralysie sur son côté droit. Je l’aidais dans sa toilette, la douche, les repas et je continuais mon travail professionnel et de recherches, que je partageais avec le médecin lors des consultations.

Pour m'endormir, je me concentrais sur sa respiration. C'est sans doute, après plusieurs mois d'écoute sur le souffle de vie de mon fils, que mon sens auditif est devenue plus hypersensible.

Le médecin m’avait demandé si j’avais de l’aide dans mon entourage. Sa question m’avait surprise car dans mes occupations,  je n’avais pas pris conscience que dans ce film de la maladie, nous étions les acteurs, le public et les participants. Il fallait assumer et tout gérer, avec un enfant majeur victime d'un cancer. Cette fois, c'était moi  qui étais dans mon monde, face à celui qui nous entourait dans le silence, attendant la fin du film.

Cette prise de conscience avait sorti mes émotions du placard et je devais trouver des moyens de m’aider moi-même. Mon deuxième fils me remplaçait le plus souvent possible et j'enfilais mes baskets, mes écouteurs, pour aller courir sans m’arrêter vider mes émotions. Un lâcher prise qui me faisait beaucoup de bien.

Mon fils avait poursuivi le protocole avec la radiothérapie pendant un mois. En l’accompagnant à des séances, j’avais découvert cette salle où il passait quelques minutes. J’avais ressenti que c'était important pour lui de me montrer ce qu’il se passait pendant ses séances. Mon cœur était rassuré de le voir entre de bonnes mains dans ce lieu et mon savoir enrichit pour mieux l'aider à la maison. Après ses séances, je posais mes mains sur sa tête, ce qui le soulageait en calmant la chaleur avant d'aller se reposer.

En faisant mes recherches, j’avais découvert des méthodes ancestrales qui étaient utilisées au Canada pour aider les malades du cancer. Pour les trouver en Bretagne, j’avais surfé sur de nombreux sites. J’allais visiter les salons bios et bien-être où j’ai fait de belles rencontres qui m’ont touché. L’une d’elle, m’avait attiré par les couleurs de l’arc en ciel et proposait l’une de ces méthodes japonaise, le Reïki. Le Reïki est une énergie universelle de vie, celle qui m’avait manqué à ma naissance. Après plusieurs renseignements, cette énergie en complément de mon amour allait peut-être aider mon fils. J’avais commencé les étapes d’initiations depuis six mois quand mon fils s’était intéressé à cette méthode qui lui faisait du bien. Après mes explications, il m’avait conseillé de continuer car ce travail agissait sur moi et il était soulager de me sentir plus calme à l’intérieur.

Après la radiothérapie, mon fils allait vers une rééducation intensive. Je repartais de mon côté, à la recherche d’un autre support pour l’aider car ses membres ne bougeaient plus et c’était le dernier espoir pour son corps malade et sa vie.

J’avais été dirigé vers une autre méthode ancestrale, le Shiatsu. Il était présenté par un professionnel 6èDAN de karaté. Cette méthode apportait la relaxation et la détente après le sport. Un peu surpris, je lui avais expliqué ma démarche et ma recherche pour aider mon fils. Il m’avait proposé de m’initier à l’apprentissage du shiatsu en me donnant des conseils de prévention. Une méthode qui allait détendre les tensions à mon fils en rééquilibrant ses énergies. Nous avions suivi le protocole rééducation avec le complément shiatsu pendant six semaines.  

Sur cette longue route, j’avais également rencontré des messages spirituels, qui devaient venir avec tout le travail intérieur réalisé et mes prières dans ces circonstances. On m'avait dit," c'est normal que tu t'accroches à quelque chose". Pourtant, l’un m'avait soufflé sur les yeux la nuit et recevoir une belle révélation, c'est un cadeau du ciel. Un autre message m’avait poursuivi toute une journée par les voix des radios, dans ma voiture et dans les magasins. J’entendais la même voix, la même chanson, les mêmes mots, où que j’aille malgré les lieux différents. J’avais entendu parler d’un jeune chanteur qui avait combattu pour la vie, la même année que mon fils. J’avais pris la décision d’aller acheter l’un de ses CD, pour réentendre cette chanson qui tournait en boucle dans ma voiture mais, sans avoir compris le message.

Le moment du verdict arrivait le lendemain à la consultation. Le médecin, mon fils et moi, avions les yeux rivés sur ses orteils attendant la réponse à son cerveau. Lorsque nous avions vu bougés ses doigts de pieds, ce fut des larmes de joies pour ce petit signe de vie.

Nous sommes rentrés avec ce petit signe qui nous redonnait beaucoup d’espoir et poursuivre ce travail de renaissance à la vie.

Le lendemain, je reprenais ma voiture lorsque j’ai entendu cette voix qui chantait : « Je me relève sous ton regard... ». Et j’ai compris le message qui m’était destiné ce jour-là….*

Après quelques mois, le crabe s’en allait au fil des vagues, laissant la liberté à cette plage de la vie et continuer notre chemin, différent aux yeux d'autrui mais conscient de sa valeur.

 

'Maman, si je guéri c’est grâce à toi, car tu es mon médicament' (mon fils)

 

J’ai poursuivi mes recherches, en remplissant les étagères de ma bibliothèque ; sur les chocs émotionnels, les émotions qui perturbent l'esprit et s'enracinent dans le corps, l’alimentation, les énergies, la Médecine traditionnelle chinoise, la diététique énergétique, l’aromathérapie, la lithothérapie, le Feng shui, la méditation.

Je me suis orientée vers des formations, des stages, des initiations.

Il y a eu d'autres sentiers et des rencontres avec des victimes du cancer.

J’ai créé mon activité de relaxation au Téléthon.

Je participe à des ateliers associatifs en pratiquant des soins énergétiques sensoriels à l’huile végétale et aux huiles essentielles.

J’ai créé mon association pour transmettre le Qi Gong et le Taï Chi en Entreprise, que je pratique depuis deux ans.

J'ai créé ma microentreprise et mon site.

 

Ma différence est Humaine,

C'est regarder la Vie avec les yeux de mon Âme car c'est elle qui a choisi ce chemin et ses sentiers d'hymnes à la vie, qui m'ont donné la force de l'habiter.

 

Les sentiers de mon chemin m’ont appris les difficultés, la fatigue, la maladie, la fin de vie, la solitude dans la maladie, la différence, le regard d'autrui, les hauts et les bas de chaque jour.

Mais aussi, l’empathie, la bienveillance, les émotions, le pardon, le combat, l’accompagnement, l'espoir, la joie, le respect de la dignité humaine et des clés de mieux-être.

Mon fils m'a dit, " j'ai eu de la chance de t'avoir comme maman, pour tout ce que tu m'as apporté et que tous les malades non pas".

Le chemin parcouru m'a montré une évidence qui a pris un sens :

Apporter une visite de bien-être à domicile dans une écoute empathique, pour une pause, un soulagement et un ressourcement.

-aux domiciles des victimes du cancer, des séniors et de leurs accompagnants.

'Je ne peux pas changer la direction du vent, mais je peux ajuster mes voiles, pour toujours atteindre ma destination’'(Jimmy Dean)

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